
L’IA ne relève plus de la prospective : elle est déjà intégrée dans les outils, les plateformes et les méthodes de travail de nos experts média. Elle permet d'arbitrer plus vite, de personnaliser à grande échelle, et surtout de réallouer les ressources humaines vers ce qui crée réellement de la valeur.
L’IA agit déjà à chaque étape du cycle média :
Les outils comme le Google Performance Planner ou Omni intègrent déjà des modèles prédictifs capables d’optimiser la répartition budgétaire. Certains annonceurs utilisent aussi des assistants IA conversationnels, tels que ChatGPT, Gemini, Perplexity, pour rédiger, améliorer leurs briefs média et créer les campagnes.
N.B :
Les solutions telles qu’Optmyzr ou Skai ajustent automatiquement les enchères, les budgets et les audiences en fonction des performances observées. Elles permettent une optimisation continue des campagnes en identifiant les segments d’audience les plus réactifs et en adaptant les stratégies en fonction des signaux en temps réel.
L’IA intervient également dans la création publicitaire : elle génère automatiquement des éléments créatifs adaptés à chaque levier, et ajuste formats et messages selon le profil des utilisateurs (via Adobe Firefly ou MetaAdvantage+ Creative).
Enfin, des systèmes d’alerte automatisés détectent en continu les anomalies de performance ou les dépassements budgétaires, permettant des ajustements immédiats.
Ils réduisent jusqu’à 90% le temps de reporting manuel, tout en facilitant la prise de décision grâce à des tableaux de bord intelligents et à des recommandations prédictives pour les futures campagnes.
Aussi, nous sommes désormais capables de mesurer l’impact des campagnes TV sur le trafic digital (ex. Realytics) et de proposer des optimisations globales via la modélisation de mix média (Ekimetrics, Kantar).
N.B. : L’IA permet jusqu’à +56% de gains de productivité (Source : Optmyzr), soit l’équivalent d’une journée gagnée par semaine.
L’enjeu n’est pas seulement de faire « plus » mais mieux, d’une part en automatisant les tâches répétitives (par exemple la configuration des campagnes), et d’autre part en réallouant les ressources là où elles créent le plus de valeur (proposition d’optimisation pour favoriser les meilleures campagnes, produits, audiences et autres).
L’IA libère ainsi du temps aux équipes pour se concentrer sur la stratégie, la créativité et l’innovation.
Sans un socle de données structuré (taxonomie, nommage des campagnes, cohérence entre les canaux), l’IA ne peut opérer efficacement.
Concrètement, cela implique de mettre en place une nomenclature commune entre le search, le social et le display, et d’assurer la connexion des sources aux plateformes de reporting unifiées, pour que l’IA puisse opérer efficacement.
Côté annonceurs : les budgets sont souvent cloisonnés par canal, limitant la flexibilité de l’optimisation inter-canal.
Côté agences : les expertises restent fragmentées — les spécialistes du SEA, du social media ou du display travaillent encore trop en silos.
L’enjeu : fluidifier la collaboration et repenser les modèles d’organisation autour d’équipes intégrées centrées sur la donnée et l’automatisation.
L’IA n’est pas un pilote automatique, elle a besoin d’un cadre. Concrètement, cela signifie de mettre en place des processus de supervision : contrôle humain, validation des recommandations IA, audit des résultats, également, de définir des seuils d’alerte et des règles d’intervention (ex. revue bi-hebdomadaire des performances, alerte en cas de ROI non atteint, etc.).
Comme tout système d’apprentissage, l’IA progresse grâce à des expérimentations régulières, des itérations, un suivi précis des résultats, et un ajustement constant.
Concrètement cela se traduit par la formalisation d’une roadmap de cas d’usage IA, le suivi des résultats et l’ajustement continu de la stratégie.
L’IA ne remplace pas les équipes média, elle les renforce. Elle automatise l’exécution pour leur permettre de se concentrer là où leur valeur ajoutée est la plus forte.
À nous, professionnels du marketing, de l’activer intelligemment pour en faire un levier concret de transformation et non un gadget.