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Le no code, une opportunité pour tous les métiers
François Truong
Note : Ce contenu a été créé avant que Fabernovel ne fasse partie du groupe EY, le 5 juillet 2022.

Ressources Humaines : améliorer l'Expérience Collaborateur et se libérer des tâches administratives

Pour les Ressources Humaines, le no code offre une double opportunité : améliorer l'Expérience Collaborateur en créant des outils numériques simples, comme par exemple une application d'onboarding ou un trombinoscope et se libérer du temps en automatisant des tâches administratives récurrentes.

Focus : automatiser l’envoi et la réception de feedbacks entre talents.

Nous avons simplifié le processus de feedback au sein de Fabernovel.

Petit retour en arrière, en 2020, l’envoi de feedback se fait par mail ou Slack, sans suivi systématique.

La mise en place de cette automatisation a donc amélioré deux aspects : la simplification d’envoi et le suivi. En effet, le feedback est écrit sur un formulaire (Typeform), la donnée est traitée sur Gsheet puis automatiquement partagée par mail au destinataire et à son manager. Plus de 1550 feedbacks ont été partagés automatiquement en 2021 chez Fabernovel.

Si le no code représente une opportunité pour les équipes RH de se concentrer sur des actions à forte valeur ajoutée, il pose également de nouvelles questions. Comment valoriser ces nouvelles compétences et former ses employés à ces nouveaux outils et pratiques ? Nous sommes convaincus que sur ce sujet plus encore, ce sont l’expérience et la pratique qui permettront la meilleure appropriation. Autre enjeu majeur pour les équipes RH : comment accompagner l’autonomisation des salariés qui se profile derrière la tendance du no code ? Si le no code favorise l’intrapreneuriat, il n’est pas sans conséquence sur la culture et le management.

Innovation : accélérer le lancement de nouveaux produits et services

Le no code permet bien souvent de créer la première version de son site internet, de son application mobile, de son site e-commerce ou de son chabot. Des plateformes comme Bubble, qui a levé 100 millions de dollars cet été, ont déjà permis à de nombreuses startups de se lancer et de générer des revenus conséquents, à l’instar de Comet, marketplace pour freelances. Le temps où le no code permettait uniquement de créer un prototype le temps d’un hackathon semble dépassé. Il n’a jamais été aussi simple de tester un nouveau concept auprès de ses futurs utilisateurs.

Focus : Tester une nouvelle expérience d’embarquement pour les trains OUIGO. Suite à une observation sur le terrain (comptant deux demi-journées d'interviews de voyageurs et une journée d’idéation), nous avons accompagné OUIGO pour tester un nouveau dispositif d’embarquement en gare basé sur la réservation de créneaux en amont. En six semaines, nous avons créé et testé auprès de plusieurs centaines de voyageurs un prototype en no code (Typeform, Gsheets, Zapier, Mailchimp).

Un enjeu : s’articuler avec la DSI pour miser sur des solutions qui s’intègrent dans l’écosystème de l’entreprise et ainsi anticiper le passage à l’échelle de vos innovations.

Marketing : gagner en autonomie et en réactivité

Automatiser des actions marketing (envois d’emails, posts sur les réseaux sociaux), gagner en réactivité dans la création de contenus et notamment de landing pages, tirer profit de la data - autant d’opportunités offertes par le no code (et son cousin le growth hacking) pour les équipes marketing.

Focus : Créer des sites internets en un temps record.

2 jours, 2 heures et plus ou moins 23 minutes. C’est le temps moyen qu’il nous faut pour développer un site comme celui de (F)ACT, la nouvelle communauté d’innovation corporate autour de l’urgence climatique lancée par Fabernovel et Axa Climate. Nouvelle initiative, offre, événement, les équipes de Fabernovel nous sollicitent régulièrement pour créer un site internet dans un temps contraint. Une collaboration agile avec les équipes projets et créatives et l’utilisation d’outils no code comme Webflow nous permet de livrer le site en un temps record.

Un enjeu : ne pas se perdre. On ne compte plus le nombre d’outils et sélectionner le bon peut être un vrai casse-tête. Gardons l’exemple des sites internet. Si Webflow permet de créer des sites au design léché, il demande néanmoins un temps de prise en main conséquent. Dorik sera plus approprié pour créer un site basique en très peu de temps. Enfin, pour des sites e-commerce, Shopify, Prestashop ou Webflow (encore lui) tireront leur épingle du jeu. A chaque problématique, son outil ou plutôt sa combinaison d’outils.

Finance : générer des reporting plus facilement.

Le no code représente pour la fonction finance une opportunité de gagner en efficacité dans la production de reportings et de rendre leur consultation plus dynamique. Des outils comme PowerBI, Datastudio ou encore Metabase démocratisent la création de tableaux de bords alimentés en temps-réel par des données issues de différentes sources.

Focus : Metabase chez Fabernovel

Chez Fabernovel, nous nous sommes appuyés sur l’outil Metabase pour réunir en un seul endroit des données issues de nos différents outils (gestion de projet, commerce, finance, RH, etc). Nos équipes peuvent désormais générer en quelques minutes de nouveaux tableaux de bords (comme par exemple un tableau de bord par client).

Un enjeu : la gestion des droits et la confidentialité des données.

DSI : faire passer le no code à l'échelle.

Souvent perçu comme une menace de shadow IT, ou la création de systèmes et interfaces non approuvés par la DSI, le no code présente pourtant de sérieux avantages pour la DSI en permettant à la fois de désengorger le flux de demandes entrantes (certaines pouvant être traitées par des collaborateurs des métiers eux-mêmes, avec l’aide de ressources en ligne et de référents dans l’entreprise) et de mieux qualifier les besoins (le métier peut présenter un prototype testé auprès de clients plutôt qu’un brief peu défini).

**Focus : La SNCF, plus importante communauté de citizen developers au monde **

En adoptant la Power Platform de Microsoft en 2019, la SNCF a replacé une partie des responsabilités du développement d’applications métier entre les mains des collaborateurs ne disposant pas ou peu de compétences techniques. En effet, 2500 créateurs d’applications Power Apps, Power BI ou Flow partagent depuis des idées et des pratiques. La DSI accompagne le projet “Digital pour tous” en donnant les clés du développement de ses apps métier aux opérationnels connaissant les besoins métiers. Il en résulte des dizaines d’applications métiers utilisées par des milliers de collaborateurs, telle une application de rapport d’incident utilisée par plus de 100 utilisateurs en phase de test, avec un potentiel de 9 000 utilisateurs supplémentaires.

L’enjeu réside dans la création d’un cadre qui favorise un usage raisonné et pertinent du no code dans votre organisation (quels outils, quelle gouvernance, quel programme de changement et de formation, etc).

Métiers : gagner en agilité.

Pour les métiers propres à votre activité, le no code représente souvent une opportunité de gagner en agilité et/ou en productivité.

**Focus : French Tech Central et les demandes de réservation de salles **

Nous avons automatisé le processus de demandes de devis de réservation de salles à French Tech Central, dont les locaux se situent à la Station F, grâce à un chatbot. Ces demandes étaient autrefois traitées par des allers-retours d’emails. Cela a permis de diviser le nombre d’échanges par trois et de faire passer le temps de réponse moyen d’un jour à 30 secondes.

Le principal enjeu est de faire remonter les besoins et de qualifier ceux pouvant être traités en no code. Chez Fabernovel, nous avons ainsi créé une permanence dédiée aux employés.

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