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5 sept. 2016 | 4 min de lecture

Tendances

Les tendances navigateurs web : Août 2016

Température des parts de marché des navigateurs web

Alexis Otton

Developer


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Les moins de 20 ans ne doivent pas connaître, mais la première « guerre » significative éclata entre IE et Netscape (#nostalgie) entre la fin des années 90 et début 2000. C’était les débuts d’Internet, les navigateurs évoluaient rapidement, principalement via les différentes interprétations CSS et JavaScript. A cette époque, c’est IE 6 qui écrasait tout le monde avec 95% de part de marché (malgré quelques condamnations de Microsoft pour pratiques commerciales douteuses), et on se dit que, malgré tout, ce n’était pas seulement dû au navigateur par défaut pré-installé sur nos machines.

La guerre des navigateurs

Ensuite, la concurrence est arrivée pour détrôner Microsoft :

  • Opera : le navigateur avait une assez grosse communauté, mais peu étaient prêts à payer la licence de 50$
  • Mozilla: avec Gecko comme moteur de rendu, réécriture du moteur de Netscape, Mozilla sort son navigateur Phoenix en 2002. L’application est très bien reçue des développeurs, frustrés de leur expérience sous Internet Explorer. Il sera ensuite renommé Firebird, puis Firefox en 2004.

Malgré la très bonne entrée en matière de Firefox, qui détient alors plus de 30% du marché, IE domine encore.

Vient ensuite le géant Google avec son navigateur Chrome en 2008. Il dépassa IE en Juin 2012, et ne laissa jamais sa place de leader depuis. Google a imposé un style simplifié et rationalisé d’application (difficile aujourd’hui pour un utilisateur lambda de différencier Chrome, Firefox, Safari ou Edge). Le marché a maintenant mûri et s’est stabilisé, les nouvelles fonctionnalités se font rares. La concurrence s’est ainsi lissée, augmentant au passage la compatibilité cross-browser, les meilleurs fonctionnalités sont quasi présentes sur chacun des navigateurs.

Statistiques desktop et tablette : Août 2016

Le dernier rapport de statistiques d’utilisation des navigateurs web StatCounter parle de lui même. Le navigateur made in Google écrase tous ses concurrents, et on ne voit pas comment il pourrait y avoir un retournement de situation.

  • Chrome : 58,44%
  • Firefox : 13,96%
  • IE 11 : 7,52%
  • IE < 11 : 2,3%
  • Safari : 4,23%
  • Safari iPad : 5,38%
  • Edge : 2,88%
  • Opera : 1,76%
  • Autres : 3,53%

Statistiques desktop et tablette : évolutions Août 2015 à Août 2016

  • Chrome : +5,47%
  • Firefox : -1,64%
  • IE 11 : -2,42%
  • IE < 11 : -3,75%
  • Safari : +0,31%
  • Edge : +2,14%
  • Opera : -0,03%
  • Autres : -0,08%

En milieu d’année, les données sont assez représentatives du marché. Entre les vacances et le peu de mises à jour logiciels et OS, les statistiques ont tendance à se stabiliser. Chrome gagne près de 5.5%, Edge grandit petit à petit prenant principalement les parts des différentes versions d’IE.

Et sur mobile ?

De par la popularisation des devices mobiles, l’utilisation des navigateurs mobiles n’a fait qu’augmenter et représente aujourd’hui 46.3% de l’activité totale du web. Les tendances sont claires, le mobile devrait prendre le pas sur le desktop dans les douze prochains mois.

Voici les parts de marché mobile en Août 2016 :

  • Chrome : 39.02%
  • iPhone : 18.77%
  • UC Browser : 14.28%
  • Opera mini/mobile : 10.91%
  • Samsung Internet : 6.95%
  • Android : 6.81%
  • IE Mobile : 1.38%
  • Autres : 1.88%

Il y a quelques changements notables. Les parts de marché sur mobile sont plus fluctuantes que sur desktop. Le marché mobile est plus jeune et en constante innovation. Des fonctionnalités, telles que les Progressive Web App, réduisent la différence d’expérience utilisateur entre applications natives et web apps.
Les vendeurs de smartphones ont un impact significatif sur ce marché. Les utilisateurs restent souvent avec le navigateur par défaut pré-installé, donc un téléphone qui se vend bien peut rapidement doper la pénétration d’un navigateur (Samsung Internet a dépassé le navigateur natif Android).
Ceci dit, les OS mobiles se résument maintenant à Android et iOS. Les alternatives comme Windows Mobile, Blackberry, Firefox OS, Symbian et d’autres sont en train de disparaître. Il y a moins de choix, mais le marché a montré que les utilisateurs délaissent ces options moins populaires.

Je doute que l’on assiste à un nouveau retournement de situation, pas tant que le web en lui-même ne change radicalement.

Et pour les conservateurs coincés sur les vielles versions ?

Tout bon utilisateur se doit de maintenir à jour son navigateur. Nous notons en général que ce sont les institutions et les entreprises qui sont encore parfois en retard, ce qui donne lieu à des situations assez cocasses. Par exemple quand un client demande à ce que le site soit compatible IE7 même si aucun client final (le grand public) n’utilise ce navigateur, mais uniquement parce que certains opérationnels sont encore sous XP ou Vista. Vu le coût que ce type de développement et de campagne de tests engendre, il peut être intéressant de discuter avec le client pour mettre à plat le véritable besoin (upgrader 3 postes). Ceci dit les coûts ne sont pas neutres pour certaines DSI confrontés à des applicatifs ne tournant que sur IE6 ou IE7 à grands coups d’Active X. L’avantage des développements basés sur les standards est d’éviter à long terme ce genre de prise d’otage.

  • Sécurité
    Même s’il y a peu de failles critiques sur les navigateurs, tous les éditeurs recommandent fortement de faire les mises à jour. En effet, chaque nouvelle version apporte son lot de corrections en tous genres (bugs ou failles), et apporte également des fonctionnalités pour aider l’utilisateur (filtre anti-phishing, etc.).
  • Normes et fonctionnalités
    Les langages de développement et technologies évoluent, les navigateurs intègrent toutes les nouvelles règles et syntaxes au fur et à mesure, chacun à leur rythme. Pour une navigation fluide et optimisée, les mises à jours sont primordiales (et ça fera plaisir au développeurs, et aux UX/UI designers).

Certains navigateurs trop vieux ne sont plus maintenus par leur éditeur. Microsoft a cessé le support d’IE 10 en Janvier 2016 (est-ce que ça suffira à motiver les DSI à updater leurs parcs informatiques ?).

Si on met de côté les applications web métier, qui peuvent avoir des contraintes de navigateurs, le meilleur moyen d’avertir ses utilisateurs que son navigateur est dépassé (autre le fait de voir une page mal construite) est  d’afficher un bandeau (ou une modale) l’invitant à faire les mises à jour.
Vous contribuerez ainsi à rendre le web meilleur !

Sources : sitepoint, statcounterwikipedia

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