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Dec 18, 2017 | 4 min de lecture

Tendances

#18 IOT

Julien Breitfeld

Data Architecture Director


FABERNOVEL INNOVATE
C'est bientôt [faber] Noël ! En attendant, nous vous révélerons chaque jour un mot qui a fait 2017, décrypté par notre Data Architecture Director Julien Breitfeld.

Pour FABERNOVEL INNOVATE, notre Data Architecture Director Julien Breitfeld revient sur les grandes thématiques de l’année, qui ont alimenté nos discussions Slack et engendré nos plus beaux débats…

[DISCLAIMER
Les opinions présentées dans cet article sont celles de notre Data Architecture Director, et elles promettent de générer de nombreuses discussions en interne. Parce que chez FABERNOVEL, c’est aussi le débat qui nous anime…
Découvrez le point de vue de Julien, et faites-nous part du vôtre !]

L’IOT est l’exemple type du marketing : l’invention d’un mot qui recouvre une large étendue de technologies et d’usages, mais qui porte ensuite les déconvenues des usages.

Ce qui est intéressant est le concept du machine2machine (partant, la fameuse 5G), ainsi que le design des usages.

La promesse portée par le concept du web, la décentralisation, est aujourd’hui caduque ; le cloud figure l’exocentre : les GAFAs fournissent, de façon centralisée, la puissance de calcul et d’hébergement du monde. C’est le factor system du XIXème.

On a donc des serveurs qui concentrent APIs, stockage, services (FAI/Telco, sms/Messenger/SnapChat/WhatsApp, Skype/Hangout/iChat, Google/Yahoo/Bing….). Et cette infrastructure est fragile, comme l’ont démontré les problèmes apparus sur celle de Google (juillet & septembre 2016), Amazon (février 2017), ou encore les attaques DDoS qui ont paralysé les services DNS de DynDNS (octobre 2016).

Figure 1: Défaillance du service Google Calendar – juin 2016 // quel impact sur l’économie mondiale?

La réponse à cette fragilité se niche dans le mesh networking, ou le machine to machine. Chaque élément opère comme un nœud qui permet la distribution de l’information ou du calcul. Le réseau s’adapte en permanence aux flux et permet de traiter, by design, les pannes et interruptions.

Si l’on est encore loin de cette (ré)organisation, les États ont bien entendu les exigences de sécurité portées par le réseau, et l’Europe, a, par exemple, adopté la directive NIS (Network and Information Security) visant à appliquer des devoirs aux opérateurs de services comme d’infrastructures.

Une fois réglée la partie « I » de IOT, quid des objets en eux-mêmes ? Pour le moment, le hub des objets est le smartphone : de la balance à la brosse à dents, en passant par la brosse à cheveux (!!), la majorité des objets sont pilotés par le téléphone, via les canaux bluetooth. D’autres objets, que l’on pourrait qualifier de passifs, utilisent des normes de transmission à plus faible teneur en information, comme le RFID ou les grandes ondes (Sigfox ou Lora).   

Les principaux défis des objets connectés sont de 3 ordres :

  • la batterie
  • la gestion (configuration, administration, sécurité, maintenance/mise à jour)
  • la simplicité d’usage

 

L’alimentation reste le problème numéro un, même avec les nouvelles batteries de type lithium-ion. Maintenir un appareil en état de marche nécessite que l’utilisateur soit informé du niveau de charge et prenne les mesures nécessaires avant l’arrêt total.

La multiplication des objets connectés implique celle des sources d’énergie, câbles, adaptateurs, multiprises…. Ou comment ajouter de la complexité dans un monde qui se veut simplifié par lesdits objets.

Les 2ème et 3ème points rejoignent le premier sur la simplicité : à mesure que l’on s’équipe, c’est l’administratif qui prend le pas sur l’usage. Il faut configurer les objets (les intégrer à un système existant), les maintenir en état de marche, tout cela en faisant en sorte qu’ils remplissent leur tâche de la façon la plus transparente pour l’utilisateur. En cela, la première brique hardware du consommateur numérique, l’ordinateur personnel, a fait de gros progrès en termes de mises à jour. Il doit en être de même pour les objets connectés.

Le smartphone est l’un des exemples. Il monitore continuellement son environnement avec toutes sortes de capteurs pour proposer les meilleurs services d’assistance à son utilisateur.

Si l’on s’abstrait du porteur de device, l’une des réponses les plus prometteuses est de ne pas intégrer de technologie dans les objets existants, mais de scanner continuellement l’environnement (Une startUp française de nom de Hayo  a présenté au CES 2017 un dispositif en ce sens.). L’un des meilleurs exemples revient à Amazon avec son supermarché Go, qui lance une expérience sans couture : ici, pas de puces RFID intégrées aux produits, pas de scan de code-barres sur des caisses ad hoc : le consommateur est monitoré en permanence (sans doute avec les mêmes technologies mises en œuvre dans les voitures autonomes comme dans le HTC Vive, le Lidar).

Cette techno transparente de monitoring permanent est d’ailleurs déjà implémentée dans un autre service Amazon, Echo. L’objet « scanne » son environnement auditif en permanence et « réagit » un quart de seconde après avoir entendu son nom (Alexa !, Siri !, Hey Cortana ! pour les plus connus).

Rendre la technologie indispensable est une chose ; la rendre transparente pour qu’elle se fonde dans l’environnement en est une autre. Aujourd’hui, l’heure est à la standardisation des hubs comme des protocoles, mais le mouvement lancé est bien là : l’intelligence n’est pas dans l’objet, mais dans la capacité du capteur à appréhender l’environnement, et de l’IA au bout à y apporter les bonnes réponses. Le capteur doit pouvoir communiquer sans coutures avec un réseau d’autres capteurs, et surtout, ne pas nécessiter d’intervention humaine.

En cela, les gadgets comme Pepper le robot (dont on a vu les limites avec Nabaztag puis Mother) sont voués à l’échec.

Figure 2 : Kirobo Mini, le robot Toyota

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