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Dec 1, 2017 | 5 min de lecture

Design

ToDoList pré-tests utilisateurs

Elle peut sauver vos tests (et peut-être même votre job)

Benjamin Martin

Designer


FABERNOVEL TECHNOLOGIES
FABERNOVEL TECHNOLOGIES pratique les tests utilisateurs depuis assez longtemps pour avoir essuyé tous les plâtres de l’exercice. Tout un ensemble de détails gravite autour du test en lui-même et sa prise en compte fera la réussite (ou l’échec) de vos tests. Et parce que nous sommes dorénavant bien rodés, nous vous partageons notre expérience avec cette ToDoList, qui n’a rien d’ésotérique et qui peut vraiment sauver la mise.

Préparer l’entreprise cliente aux tests le plus tôt possible

Vous savez que vous les ferez. Les tests utilisateurs sont au développement applicatif ce que les figures imposées sont au patinage artistique. Mais sans utilisateur, autant remballer ses patins. Or, toutes les entreprises ne sont pas encore d’un enthousiasme exagéré pour la pratique du test. Évidemment, il suppose de réserver du temps et d’immobiliser quelques personnes quelques heures mais le rapport coût / avantages est sans commune mesure. Les personnes interviewées en conception font de très bons proto-testeurs et sont aussi de fervents défenseurs du nouvel outil auprès de leurs collègues. Pour l’entreprise, c’est une occasion en or de sensibiliser leurs collaborateurs très tôt et d’acclimater le terrain à de nouveaux usages. Un double effet dont il est bon de bénéficier.

Si malgré tous vos efforts, la porte de l’utilisateur vous reste fermée, la maison du test est une solution opportune, d’autant qu’elle offre des commodités qu’on ne retrouve pas systématiquement en entreprise, ce qui nous amène aux points deux et trois.

D’autres techniques de recrutement ?
Pour les plus aventureux, le guerilla testing est bien adapté aux applications grand public et plutôt drôle à faire, il faut bien le reconnaître. D’autant qu’on profite souvent d’un café en terrasse.

Le recrutement sur Internet, par questionnaire et annonce reste une option valide, pour ceux qui veulent varier les plaisirs.

Quid du Wi-Fi ?

Réalisés dans les locaux de l’entreprise cliente, les tests sont évidemment enregistrés pour être décortiqués au calme ensuite. Pour cela, nous utilisons Lookback qui enregistre les tests en temps réel et les charge dans la foulée sur nos serveurs. Et non, nous ne sommes pas égaux sur la qualité des connexions Wi-Fi, c’est peu de le dire. Il nous est déjà arrivé de repousser des tests pour de tristes questions de réseau poussif. De quoi flinguer l’ambiance et vexer la DSI. Ce que personne ne veut, nous sommes bien d’accord.

Observateurs et testeurs, jamais dans la même pièce, malheureux !

Il n’y a pas 36 façons d’observer le comportement d’un utilisateur. On peut se pencher par-dessus son épaule mais personne n’apprécie d’être épié et à trois ou quatre observateurs, on manque rapidement d’oxygène. Un test utilisateur qui se finit aux urgences n’est pas, selon nos critères, un test réussi. Il s’avère aussi que peu d’entreprises disposent de deux pièces séparées par une vitre teintée. C’est bien dommage car c’est vraiment l’idéal et c’est entre autre ce que propose la maison du test. Reste la retransmission dans une pièce à côté, solution la plus répandue pour ce type d’exercice.

Quoiqu’il en soit et d’abord pour des raisons de confort (pour l’utilisateur comme pour les observateurs), deux salles distinctes s’imposent avec la transmission en directe qui fonctionne.

Nous vous conseillons aussi d’insister sur la présence d’observateurs côté client. Pour nous leur présence est indispensable, car en assistant en directe au test, d’une ils comprendront mieux son utilité et de deux les arguments venant directement d’un testeur sont plus convaincants pour le client et ont plus d’impact qu’uniquement la synthèse présentée par le designer lors de la restitution des tests.

Préparer ses scénarios, ses questions, ses stylos

L’impréparation, cette mère de tous les maux. Nous pratiquons des séances de testing d’une durée moyenne de 45 minutes, au cours desquelles nous proposons différents scénarios à réaliser, selon une échelle de difficulté. Le temps de conception n’est pas négligeable sans compter qu’il faut aussi tester le test. En général, c’est auprès des collègues que cela se fait, au moins pour s’assurer que la durée globale n’excède pas celle qui est programmée.

Dans le même ordre d’idées, les scénarios sont accompagnés d’un canevas de questions, qui porteront sur la compréhension et l’utilisabilité de l’application et des écrans présentés au test. Mais on peut aller plus loin : auriez-vous fait autrement ? Qu’est-ce qui vous a gêné ? Le ressenti est un indice précieux.

La prise de note. Un point qui paraît anecdotique n’est-ce pas ? Nous sommes prêts à parier qu’une fois toutes les étapes précédentes réalisées, vous serez contents de trouver dans votre sac de quoi noter les retours à chaud, et ça parce que la ToDoList vous l’aura rappelé à point nommé.

Ne pas croire que tout le monde est addict à la pomme

D’une façon générale, il est impératif de se renseigner sur le matériel et les technologies dont l’utilisateur est coutumier. A raison de 5 testeurs par période de test, c’est aussi un peu de travail en perspective. Quoiqu’il en soit, la personne doit être immédiatement à l’aise avec le device destiné au test, au risque de faire grimper son stress et de fausser en partie les résultats. Pensez aussi à la souris. Oui, certains ne travaillent jamais avec le trackpad, c’est comme ça. Et il serait inopportun de leur faire remarquer…

Se souvenir que l’utilisateur est un être humain

Une bien belle qualité qui s’accompagne d’un certain nombre de blocages récurrents, entre autres la peur d’être jugé inapte ou au moins pas très doué, de ne pas adopter tel ou tel comportement supposé attendu, de ne tout simplement rien comprendre aux objectifs visés. Accompagner ses testeurs, leur expliquer le but de la démarche et les rassurer est absolument indispensable. Au contraire, c’est à eux d’être sans pitié pour le produit qui leur est présenté.

Se souvenir que l’utilisateur est un être humain (bis)

Si 45 minutes de test peuvent passer rapidement pour les designers que nous sommes, ce peut être très long pour l’utilisateur, qui, de plus, a d’autres chats à fouetter. Parmi les ratés les plus mémorables de notre carrière, il y a cet enregistrement parfaitement inaudible d’un testeur qui a eu très soif. Trop soif pour articuler correctement. Nous ne programmons plus aucun test sans prévoir de quoi boire et manger. Et puis c’est beaucoup moins formel. Si vous êtes sympa, des goodies en fin de test sont un petit plus sur lequel personne n’a encore jamais craché.

Avec tout ça, vous êtes parés. Il ne nous reste plus qu’à vous souhaiter de bien beaux testings !

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