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Feb 21, 2019 | 5 min de lecture

Design

10 principes ergonomiques qui optimisent vos tests utilisateurs

Benjamin Martin

Designer


FABERNOVEL TECHNOLOGIES
L’ergonomie porte sur des notions d’efficacité, d’utilisabilité et d’utilité pour les utilisateurs d’une application. C’est un passage obligé de la conception d’interfaces. En appliquant systématiquement une liste de critères ergonomiques dès la phase de conception, vos tests utilisateurs deviennent plus efficaces et vous permettent de tirer un maximum de valeur des retours de vos clients.

Sachez d’ailleurs que ce n’est pas sur les bancs de l’école que l’on m’a parlé d’ergonomie en UX design. C’est stupéfiant je vous l’accorde. Mais il semble que les choses s’améliorent.

Le préalable indispensable des tests utilisateurs

Voici un an, je traitais sur ce blog de l’importance des tests utilisateurs et de leur rôle majeur dans l’évaluation de l’utilisabilité des interfaces, avant leur mise en production. Mais ces tests restent coûteux. Pour en préserver tout l’intérêt et gagner un temps précieux, il existe des méthodes complémentaires d’évaluation, qui interviennent en amont.
L’analyse ergonomique est l’une d’entre elles. Connue aussi sous le joli nom d’analyse heuristique, elle s’appuie sur une liste de critères spécifiques, exposant un ensemble de règles à respecter « by design » lors de la conception d’une interface. Ces listes de critères ergonomiques sont conçues pour détecter la plupart des problèmes généraux affectant vos produits, systèmes, sites web … On citera entre autres la liste de Jakob Nielsen, de Scapin et Bastien, plus récemment celle de Combo et Pasch. Mais parce que les besoins évoluent et que les conceptions se modernisent, les concepteurs sont aujourd’hui encouragés à établir leur propre « heuristique » de conception.

10 principes d’utilisabilité universels

Encore largement applicable à vos modèles de conception, la liste d’origine (Jakob Nielsen) reste vraisemblablement à découvrir et à maîtriser avant d’opter au besoin pour une liste de votre cru, en fonction du projet. Elle devrait en tout état de cause devenir un réflexe.

Sans plus attendre, la voici :

Visibilité de l’état du système : il s’agit d’informer l’utilisateur du statut en cours, en fonction de l’action qu’il aura accomplie. A titre d’exemple, citons le statut « en cours de téléchargement » ou « connexion en cours ». C’est un peu l’équivalent de la tonalité que l’on entend lors d’un appel téléphonique.

Visibilité de l'état du système

Correspondance entre le système et le monde réel : l’interface doit s’exprimer avec des mots, une manière et des concepts familiers à l’utilisateur. Il y a derrière ce principe le respect d’une certaine représentation collective et de ses codes. Lequel passe également par la matérialisation graphique du message, comme la cloche signalant une notification par exemple.

Liberté et contrôle donnés à l’utilisateur : toute action réalisée par erreur doit pouvoir être annulée. Il y a toujours une porte de sortie à prévoir. Même chose dans l’hypothèse d’une fenêtre modale (une pop up par exemple) dont on s’assurera qu’elle affiche explicitement la possibilité d’être fermée (sauf si l’intention est tout autre mais il ne s’agit plus d’UX design dans ce cas).

Cohérence et standards : le système doit être conforme au mode de représentation de l’utilisateur et respecter les standards d’utilisation. Ce principe concerne par exemple le placement des éléments cliquables (respects des conventions, choix des pattern), en fonction des intentions et des actions souhaitées ou attendues.

Prévention des erreurs : le design doit permettre de prévenir les problèmes que pourrait rencontrer l’utilisateur, ceci en fonction de la définition des parcours. L’erreur, qu’elle soit fonctionnelle ou technique, peut être prévisible. On pense notamment à la validation impossible d’un formulaire incomplet ou la possibilité d’annuler rapidement un envoi.

Reconnaître plutôt que mémoriser : les informations pour utiliser l’interface doivent être immédiatement visibles ou facilement accessibles. Ce sera le cas d’un lien hypertexte ayant changé de couleur après sa consultation, ou la visibilité des tags sélectionnés sur un site de e-commerce.

Flexibilité et efficacité de l’utilisation : les raccourcis sont la reconnaissance de l’existence de plusieurs types d’utilisateurs. Quand les plus novices les ignoreront, les plus expérimentés y trouveront de quoi accélérer leurs interactions. Il s’agit bien d’un système qui s’adapte à son utilisateur. On veillera également à donner la possibilité d’automatiser les actions récurrentes. Du côté du mobile, l’efficacité se retrouvera dans l’affichage en surimpression d’une fenêtre modale pour effectuer un choix particulier, sans redirection vers une autre page ou encore le paiement en 1 click. Cela garantit d’effectuer une action sans créer de rupture dans le parcours de navigation.

Esthétique et design minimaliste : sobre, un design doit avant tout savoir mettre en valeur l’information. C’est pourquoi chaque élément est justifié par un message ou une action. C’est un principe important souvent battu en brèche par ce que j’appelle le biais Dribbble, des designs certes originaux et beaux mais pas toujours très ergonomiques. L’affichage doit en outre être cohérent et organisé de façon hiérarchique. La volonté d’afficher la totalité de l’information n’est pas forcément pertinente si elle ne correspond pas aux parcours définis.

Faciliter l’identification et la gestion des erreurs : les messages d’erreur sont formulés de manière claire et sont explicites sur le problème associé. Ils suggèrent une solution pour les résoudre (ainsi et par exemple : erreur 404, redirection, suggestion d’équivalence, alerte de disponibilité…).

Aide et documentation : un système doit pouvoir être utilisé sans avoir à recourir à une documentation. Mais le site impots.gouv par exemple nous démontre efficacement que ce n’est pas toujours possible. Dans ce cas, l’aide et la documentation sont accessibles aisément, par une bulle d’information dans la majorité des cas pour le grand public ou des pages d’aide du côté des applications professionnelles.

Attention toutefois à ne pas aller trop loin dans le détail et empiéter sur les tests utilisateurs.

Vous le découvrirez, cette liste équivaut en grande partie à un état d’esprit à adopter, une attitude d’évaluation en continue de l’ergonomie de votre interface. C’est de cette façon que nous procédons chez FABERNOVEL TECHNOLOGIES.

On remarquera à quel point ces critères d’ergonomie sont intemporels. La liste Nielsen n’est vraiment plus toute jeune – puisqu’elle n’a pas moins de 25 ans – et pourtant, les besoins restent les mêmes, quelle que soit, et c’est le plus frappant, l’évolution de nos usages numériques. Cela prouve au moins une chose, qu’il appartient bien à la machine de s’adapter à l’humain et jamais l’inverse.

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