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DevFest Nantes 2018 : retour sur la première édition pour FABERNOVEL TECHNOLOGIES

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Découvrez ici nos retours sur l’événement incontournable de la région nantaise, DevFest, qui a eu lieu en octobre cette année.

Depuis 2012, le Devfest Nantes, organisé par le Google Developer Group, est LE rendez-vous annuel Nantais des développeurs. Nous y assistons chaque année pour partager et échanger autour des technologies web, mobile, IoT et du Cloud.

Le thème général cette année était ’’l’espace”, ce qui a permis à tous les participants, conférenciers, exposants et sponsors, de laisser libre cours à leur imagination, faisant de cette édition un événement unique. Pour notre première participation en tant que sponsor, nous avons été ravis de l’accueil et du climat convivial sur le salon.

En chiffres, le Devfest Nantes 2018 à la Cité des Congrès de Nantes, c’est :

  • 64 conférences et Code Labs ;
  • 3600 participants ;
  • 85 speakers locaux et internationaux.

Les vidéos et présentations des talks sont désormais disponibles. Nous vous partageons ici nos impressions sur les sujets que nous avons préférés.


« What can we learn with javascript fatigue ? » (Que pouvons nous apprendre de ‘javascript fatigue ?’)

Ces dernières années, de nombreux développeurs ressentent la « javascript fatigue », cette impression d’être inondé par un flux constant de nouveaux outils, frameworks et bibliothèques dont l’intérêt et l’innovation ne sont pas toujours évidents. En plus de nous interpeller, cela remet en question le métier de développeur : pourquoi codons-nous, et pourquoi codons-nous de cette manière ?

En prenant du recul, Lucas Fernandes Da Costa, développeur logiciel, parvient à montrer que la plupart des outils et idées que nous utilisons tous les jours ne sont pas vraiment si récents que ça, mais existaient souvent sous une autre forme. Il met également en avant l’importance de ne pas se sentir ni trop attaché à sa stack technique actuelle, ni obligé d’aller toujours chercher les derniers outils à la mode.

Cette présentation offre une vision rafraîchissante de l’écosystème front, mais qui peut aussi s’appliquer au monde du logiciel dans sa globalité. Pertinente, elle fait le point sur la raison qui nous pousse à faire du code.

« Fast and Beautiful: Modern Image Delivery Techniques » (Rapides et esthétiques : Les techniques modernes de chargement d’images)

Qui n’a pas déjà interrompu sa navigation sur un site, ou la lecture d’une vidéo à cause d’un temps de chargement trop long ? Doug SILLARS, expert freelance dans la performance mobile, nous a indiqué que 53% des utilisateurs abandonnent la navigation sur mobile lorsque le temps de chargement est supérieur à 3 secondes… et que 4% des utilisateurs jettent littéralement leur téléphone par terre.

Dans sa conférence, il rappelle des principes clés qu’un développeur consciencieux de l’expérience utilisateur se doit de respecter :

  • Utiliser une image compressée à 80% au lieu d’une image non compressée ; les utilisateurs ne feront pas le différence visuellement, alors que le gain de poids est significatif.
  • Utiliser des images dont la résolution correspond à la taille de l’écran, et ne pas laisser le mobile redimensionner une image haute résolution à cette taille, afin d’économiser le temps de téléchargement et le temps processeur du redimensionnement.
  • Ne pas télécharger les images qui n’apparaissent pas à l’écran : il est en effet inutile de télécharger une image alors que l’utilisateur n’a pas encore scrollé pour l’afficher
  • Utiliser des algorithmes de compression efficaces.
  • Ne pas utiliser “preload = true”, l’utilisateur n’ayant pas encore choisi de lancer une vidéo.
  • Utiliser une qualité vidéo progressive en fonction de la bande passante de l’utilisateur pour lui permettre de démarrer la lecture immédiatement (même si la qualité est un peu dégradée) : cela sauvera peut être un smartphone.
  • Supprimer la piste audio d’une vidéo lorsque celle-ci n’est pas utile, par exemple sur une vidéo qui tourne en background d’un site !

Nous avons trouvé ce talk intéressant car il rappelle les bonnes pratiques en la matière. Les chiffres réels mentionnés démontrent que trop de développeurs n’ont pas encore conscience de ces problématiques. Ces dernières impactent non seulement l’expérience utilisateur mais aussi l’environnement, à cause du gaspillage énergétique dû au téléchargement et au traitement de données jamais affichées…
Toutes les statistiques d’utilisation présentées par Doug sont tirées de HTTP Archive (https://httparchive.org/) qui utilise WebPageTest pour analyser la performance de 1,2 millions de sites mobiles et desktops toutes les deux semaines.

Vanilla JS 2018

Dans cette conférence, Matthieu Lux, développeur & formateur Web, a présenté les nouvelles API de ES2016+ et leur utilisation dans un projet concret (bon, ça reste un 2048 🙃). Compatible avec Chrome et Firefox 63, ce dernier sorti le 24 octobre dernier après le DevFest, le projet présenté est désormais fonctionnel.

Cette conférence est pertinente pour rester au courant des dernières technologies. Les API se stabilisent et fonctionnent d’ores et déjà sur les deux principaux navigateurs nativement (polyfills possibles). Cela ne sera surement pas utilisable dans l’immédiat en raison de la compatibilité navigateur et en fonction des contraintes projets. Néanmoins, nous vous invitons à suivre l’évolution de ces API.

« The next big thing in (client side) templating » (La prochaine grande étape de la réalisation d’un template (côté client))

Angular, React, Vue… Il y a de nombreux frameworks web pour la gestion des vues. Lors de la conférence, Filip Bruun Bech-Larsen, développeur front, a défini les contraintes auxquelles ces derniers sont soumis.

Il a également expliqué le fonctionnement des templates strings ES2016+, des web components et leur intégration dans un projet avec lit-html couplé avec Polymer.

Après quelques tests, les template string ES2016+ permettent d’avoir le code proche de React, mais sans React. Le point négatif est le manque de typage (avec TypeScript) de ces technologies.

En raison de la “réalité” du web (fonctionnement et compatibilité des navigateurs), ces techniques ne sont pas encore viables. D’autres frameworks feront sûrement leur apparition, ou les frameworks existants s’orienteront vers ces solutions.

Cette conférence nous a donné un bon aperçu des normes ES2016+, nous espérons que vous aussi la trouverez bien utile !

« Infrastructure as code avec Terraform »

TL;DR: Tester son application c’est bien, normaliser et tester ses environnements avec, c’est encore mieux … et c’est l’affaire de tous !

Dans ce talk, Mathieu Herbert, ingénieur DevOps, nous a parlé de l’outil Terraform utilisé pour la gestion des infrastructures, leurs déploiements et les phases de tests. Il souligne les avantages du concept « infrastructure as code« .

Premièrement, Terraform permet un contrôle plus poussé des environnements en les décrivant ainsi que leurs interconnections. Il est “platform agnostic” et peut ainsi être utilisé sur tous les grands cloud providers comme Google ou Amazon. Cela est possible grâce au langage employé, à savoir Hasicop.

Le second point abordé est la testabilité des environnements fraîchement créés. Pouvoir déclarer ces derniers n’est plus suffisant, il faut être sûr de leur intégrité et bon fonctionnement. Pour cela, l’outil “KitchenCI” est un bon candidat. Tout comme Terraform, il permet d’exécuter les tests sur les tous types de plateformes.

Le dernier point de ce talk est l’intégration de l’infrastructure as code dans le processus de développement via les différents outils d’intégration continue (CI), comme Jenkins ou Gitlab runner. Cette dernière partie rappelle les bonnes pratiques concernant les systèmes de déploiement et d’intégration continus (CI/CD), et fait un tour d’horizon des différents outils présents sur le marché.

Il s’agit d’une bonne introduction aux concepts de l’infrastructure as code et de tout ce qui en découle. Elle permet d’avoir une vue d’ensemble sur ce qui se fait (et comment) et sur les outils disponibles pour les différentes phases d’un projet.

« Comment perdre sa surcharge featurale ? »

Une application évolue tout au long de sa vie. De nouvelles fonctionnalités peuvent être ajoutées à presque chaque nouvelle version. Mais jusqu’à quel point peut-on aller et comment choisir l’essentiel ? Dans son talk, Estelle Landry, product owner, a exposé les problèmes liés à la surcharge de fonctionnalités dans une application. Elle a énoncé les causes de leur apparition, tout en expliquant comment réduire les dettes (techniques et UX) qu’elles entraînent ainsi que des critères pour identifier les fonctionnalités non essentielles.

Cette conférence nous a séduits par un story telling bien pensé, qui met en avant les objectifs business et le besoin utilisateur et non la technique (design ou développement). Nous vous recommandons de découvrir les conseils et les ateliers présentés. Ils peuvent être mis en place rapidement pour faciliter la collaboration entre les différents acteurs d’une application.

« Typographie et accessibilité »

Dans cette conférence, Marie Guillaumet, web designer et intégratrice web senior, nous a expliqué l’importance de la typographie pour l’accessibilité du web. C’est un grand challenge pour des applications que nous développons aujourd’hui et que nous créerons demain, et ce n’est pas une tâche simple et évidente.

Après une présentation de RGAA (Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations) et du public ciblé par l’accessibilité, l’intervenante s’est concentrée sur la typographie et les solutions pouvant être mises en place.

Ces notions sont en général assez floues pour les développeurs, même s’ils commencent à s’y intéresser. Nous avons aimé cette conférence, car elle nous a permis de mieux comprendre les enjeux de l’accessibilité et ses applications dans notre travail.

« Lisibilité et design : construisons ensemble des expériences numériques inclusives »

Damien Senger, designer produit, a abordé dans cette courte présentation les fondements de la lisibilité. Il a également évoqué le cas des utilisateurs présentant des troubles tels que l’autisme, la dyslexie, etc. Plutôt que de se concentrer sur ces derniers, il nous a expliqué comment l’oeil humain parcourt un texte en règle générale. De cette information découle tout un ensemble de principes permettant d’identifier les points de design importants pour la lisibilité et les écueils à éviter.

Une approche intéressante, car plutôt que de vouloir créer un dispositif adapté aux troubles de chacun, ces principes améliorent l’expérience de lecture des utilisateurs, quelles que soient leurs spécificités.

« Un joli template ne rendra pas votre produit utilisable »

Dans ce talk, Stéphanie Walter, UX/UI designer, a présenté les pièges à éviter lors d’une collaboration entre designers et développeurs. A travers des retours d’expérience, elle nous a apporté des solutions qui facilitent la réussite d’un projet. Parmi celles-ci, l’inclusion d’un designer UX, dès le départ, aux côtés des autres parties prenantes, nous paraît essentiel. C’est lui, en effet, qui pourra comprendre et traduire en interface les attentes des utilisateurs finaux.

La conférencière a insisté sur le fait que l’UX est une compétence pluridisciplinaire, et que le travail du designer peut aussi influencer les choix des technologies utilisées pour le développement.

De fait, lorsque la technique contraint le design, la communication doit être primordiale pour accorder les points de vue. Si dans votre société, comme chez FABERNOVEL TECHNOLOGIES, vous encouragez la collaboration entre développeurs et designers, regardez cette conférence pour vous inspirer et améliorer votre communication.

Cette année encore, le DevFest nous a régalé avec des sujets assez variés. De nombreuses conférences techniques, sur des outils et des concepts de développement, ont été mélangées à des sujets comme l’UX, DevOps ou la diversité en entreprise. Devfest nous a prouvé une fois encore, qu’aujourd’hui plus que jamais le développement dépasse le code et sa communauté en prend de plus en plus conscience en s’ouvrant à cette réalité.

Nous étions plusieurs à avoir déjà assisté à cet événement auparavant, mais l’édition 2018 a été la première que FABERNOVEL a sponsorisé. Un grand merci aux organisateurs, conférenciers, participants qui sont venus nous voir sur le stand, nous avons énormément apprécié les échanges de qualité durant ces 2 jours !

Merci à Aurélien, Charlotte, Gaëtan, Hugo, Kévin et Pascal pour leur participation et à l’année prochaine !

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