pariSoma, faberNovel's coworking space in San Francisco, is happy to unveil the revamping of its class program.
With classes @pariSoma, we brought you 70 classes taught by top-notch instructors on business, design, technology and culture. Feedback from our pool of 700 students and 50 instructors, plus the existing need for a disruptive professional education program in SF has led us to create pariSoma CoLearning.
With pariSoma CoLearning, we want to permit professional adults in the Bay Area to further hone skills needed in their professional and personal lives. Our educational experience includes:
To read more about the 20 awesome classes we have prepared for the Bay Area in March and April, check out pariSoma CoLearning’s webpage:
Jeudi 23 Février, faberNovel faisait l'objet de la chronique "Success Story" de Radio Classique, en partenariat avec Pacte PME.
Mission, Stratégie de croissance, références, une émission à découvrir dès maintenant.
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Comme vous le savez surement, nous aimons les Mardis de l'innovation de Marc Giget, voir ici et ici, c'est pourquoi nous vous avons préparé un nouveau compte rendu.
Pourquoi cette séance ?
En Europe, l'innovation n'est plus un problème de gestion : la gestion est responsable de seulement 2 à 3% des problèmes de l'innovation.
Statistiquement les échecs sont qualifiés d' "échecs marketing" : on constate juste que ça n'a pas marché ; mais derrière le "marketing" il faut se demander si ce que l'on a conçu correspond profondément aux rêves, désirs, attentes et idéaux des gens en face de nous.
Or pour créer des choses utiles aux gens il faut les comprendre.
On parle trop d'innovation par les usages, une notion qui renvoie à une relation superficielle avec la société… La culture précède les pratiques, elle précède les usages, elle vient s'introduire dans les sociétés humaines ; de fait, ceux qui font la différence en innovation sont extrêmement proches de la réalité des individus, de leur ressenti (Meetic ce n'est pas le marché du haut débit, c'est la marché de la solitude).
Pour se rapprocher de ces pratiques d'innovation, l'anthropologie, la sociologie et l'étude des religions permettent d'observer les relation plus intimes et plus fondamentales avec les objets d'innovation et leur usages.
L'ethnologie permet d'observer les modes d'adoption des innovations et d'expliquer les échecs d'autres innovations. Avant on se demandait, en fin de processus, pourquoi l'innovation ne marchait pas ; aujourd'hui on observe d'abord (les gens), on explore, puis on développe l'innovation.
Les sens de l'innovation dans un monde incertain - par Dominique Desjeux, anthropologue
Introduction
Lionel Stoleru, L'impératif Industriel, 1969
À la lecture du livre D. Desjeux se demande : est-ce que la France a jamais été industrielle ? Une question à laquelle il n'a pas de réponse.
Les 30 glorieuses sont en réalité un modèle de passage d'une société agraire à une société urbaine ; elles permettent de lire ce qui se passe en Chine : va-t-on donc y observer une bulle immobilière, une montée des mouvements sociaux, de l'inflation, une baisse du taux de croissance, etc. ? La Chine actuelle ressemble étrangement au modèle des 30 glorieuses avec de l'inflation, qui conduit à des politiques d'austérité, à une crise énergétique…
En entendant les 30 Glorieuses comme le passage d'une société agricole à une société urbaine, on peut considérer que la Chine aujourd'hui arrive à la fin de ses 30 glorieuses.
Ressortir ce livre aujourd'hui permet de relire le diagnostic qui était porté dans les années 60/70 sur l'industrialisation française.
C'est l'exemple de la Caravelle : le problème de l'invention, dès les débuts de l'industrialisation en France c'est une difficulté à la transformer en innovation… Notre problème "industriel" actuel est donc un problème ancien.
Est-ce uniquement à cause de mauvaises capacités à vendre, comme on l'entend souvent dire ?
Est-ce un pur problème de marché ou pur un problème d'Etat, comme d'autres analyses - divergentes et généralement partisanes - voudraient nous le faire croire ? D. Desjeux pense que c'est plutôt le fait, comme bien souvent, d'une articulation entre le marché et l'Etat et leur fonctionnement. Comment donc questionner le rôle de l'Etat et du marché, avec pragmatisme, sans dogmatisme, sans idéologie pour étudier le lien qui existe entre l'Etat et le monde économique ?
Aujourd'hui on observe la nécessité de recycler les objets produits, vendus, reçus, utilisés et dont le vie est désormais terminée. Comment innover dans ce contexte ?
Depuis 2000 s'étend une classe moyenne globale, qui, en 10 ans s'est multipliée par 3, ce qui signifie que la quantité de personnes capables de faire une ponction sur les ressources a été multipliée par 3. On observe donc naturellement une explosion de la tension sur les matières premières et donc de leur prix. On ne doit donc plus simplement innover pour produire plus, pour conquérir de nouveaux marchés, pour inventer l'obsolescence programmée (le gaspillage n'était pas trop gênant tant que classe moyenne globale était contenue, mais le modèle de croissance a un problème qui appelle une consommation économe en matières 1ères, énergie et produits alimentaires…).
Il faut donc trouver de nouvelles formes d'innovation. Mais ce type d'innovation, personne ne sait encore le faire sous des contraintes fortes et nombreuses. Par exemple, comment réduire la consommation énergétique dans les ménages, et surtout dans la cuisine, sans que cela retombe sur les femmes (Badinter) ? Quels rapports à venir entre hommes et femmes dans ces nouveaux modes de consommation ?
Voici quelques grands principes sur la diffusion des innovations
Le modèle traditionnel de diffusion des innovations, selon une courbe épidémiologique, modélise de manière assez fluide la diffusion sur de grandes échelles de population, et parallèlement quand on travaille au niveau individuel on observe que la diffusion se fait aussi de manière souvent fluide. Par contre, dès qu'on se place à une échelle intermédiaire on ne voit que des résistances à la diffusion ; ces autres échelles sont :
Aussi, ce n'est pas parce qu'un produit est bon qu'il va se diffuser. À titre d'exemple, les livres scientifiques de qualité sont généralement confidentiels ; ils démontrent bien l'absence d'un lien mécanique entre la qualité d'un produit et sa diffusion. La diffusion se fait plutôt par le biais des réseaux sociaux (pré-numériques et numériques) ; et cette capillarité par les réseaux nécessite une réinterprétation au lieu d'arrivée. C'est cette ré-interprétation qui fait que l'usager final va accepter la nouveauté.
Comme exemples de ré-interprétation et d'appropriation : Nous faisons pareil, en réinterprétant les baguettes dans un sens esthétique par exemple : Desjeux range ses baguettes dans un vase, mais n'y rangerait pas ses couverts.
Enfin, si on augmente la charge mentale (sauf très forte contrainte comme ça arrivera forcément pour la consommation économe), une innovation ne se diffusera pas.
Deux exemples :
- En cosmétique : Mettre du parfum dans années 50/60 c'est se féminiser, le parfum menace la virilité. C'est le cas en Chine aujourd'hui.
- Le power point dans les universités : "c'est la fin de la pensée"
Slideshare publiait il y a 2 jours son Slideshare Zeitgeist 2011. Cette présentation annuelle fait le point sur les éléments ayant marqué l'année sur la plate-forme de partage de présentations.
Au delà de statistiques intéressantes sur la forme des présentations, la répartition géographique ou les tendances de 2011, ce compte rendu annuel propose trois "Top 5". Ces derniers mettent en avant les meilleures présentations de l'année selon 3 critères :
- Most favorited presentations
- Most popular Business presentations
- Most popular Technology presentations
Nous sommes fiers de voir apparaître notre étude "Amazon l'Empire caché" dans les deux catégories la concernant : Most favorited presentations et Most popular technology presentations.
En attendant notre prochaine étude prévue fin Février vous pouvez consulter Slideshare Zeitgeist 2011 ainsi que notre étude Amazon.