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Check out pariSoma’s Education Program: pariSoma CoLearning!

pariSoma, faberNovel's coworking space in San Francisco, is happy to unveil the revamping of its class program.

 

With classes @pariSoma, we brought you 70 classes taught by top-notch instructors on business, design, technology and culture.  Feedback from our pool of 700 students and 50 instructors, plus the existing need for a disruptive professional education program in SF has led us to create pariSoma CoLearning.

With pariSoma CoLearning, we want to permit professional adults in the Bay Area to further hone skills needed in their professional and personal lives. Our educational experience includes:

  • Many more business, design, technology and culture classes per month
  • Intimate class setting –19 students or less – to foster more meaningful learning interactions
  • Top-notch instructors that are both industry leaders and passionate about sharing knowledge, and that can cater the class to students’ particular situations
  • Time frame for classes is lunch time and evenings on the weekdays, and mornings and afternoons during the weekends
  • Cheaper ticket prices when class participants buy their class ticket together with friends
  • Complimentary tasty snacks and beverages offered during all of our classes

To read more about the 20 awesome classes we have prepared for the Bay Area in March and April, check out pariSoma CoLearning’s webpage:

http://www.parisoma.com/classes

faberNovel "Success Story" sur Radio Classique

Jeudi 23 Février, faberNovel faisait l'objet de la chronique "Success Story" de Radio Classique, en partenariat avec Pacte PME.

Mission, Stratégie de croissance, références, une émission à découvrir dès maintenant.

 

 

Sociologie et ethnologie de l'innovation

Compte rendu du Mardi de l'innovation de Mardi 10 Janvier

Comme vous le savez surement, nous aimons les Mardis de l'innovation de Marc Giget, voir ici et ici, c'est pourquoi nous vous avons préparé un nouveau compte rendu.

Pourquoi cette séance ?

En Europe, l'innovation n'est plus un problème de gestion : la gestion est responsable de seulement 2 à 3% des problèmes de l'innovation.
Statistiquement les échecs sont qualifiés d' "échecs marketing" : on constate juste que ça n'a pas marché ; mais derrière le "marketing" il faut se demander si ce que l'on a conçu correspond profondément aux rêves, désirs, attentes et idéaux des gens en face de nous. 

Or pour créer des choses utiles aux gens il faut les comprendre.

On parle trop d'innovation par les usages, une notion qui renvoie à une relation superficielle avec la société… La culture précède les pratiques, elle précède les usages, elle vient s'introduire dans les sociétés humaines ; de fait, ceux qui font la différence en innovation sont extrêmement proches de la réalité des individus, de leur ressenti (Meetic ce n'est pas le marché du haut débit, c'est la marché de la solitude). 

Pour se rapprocher de ces pratiques d'innovation, l'anthropologie, la sociologie et l'étude des religions permettent d'observer les relation plus intimes et plus fondamentales avec les objets d'innovation et leur usages.

L'ethnologie permet d'observer les modes d'adoption des innovations et d'expliquer les échecs d'autres innovations. Avant on se demandait, en fin de processus, pourquoi l'innovation ne marchait pas ; aujourd'hui on observe d'abord (les gens), on explore, puis on développe l'innovation.

Les sens de l'innovation dans un monde incertain - par Dominique Desjeux, anthropologue 

Introduction

Lionel Stoleru, L'impératif Industriel, 1969

À la lecture du livre D. Desjeux se demande : est-ce que la France a jamais été industrielle ? Une question à laquelle il n'a pas de réponse. 

Les 30 glorieuses sont en réalité un modèle de passage d'une société agraire à une société urbaine ; elles permettent de lire ce qui se passe en Chine : va-t-on donc y observer une bulle immobilière, une montée des mouvements sociaux, de l'inflation, une baisse du taux de croissance, etc. ? La Chine actuelle ressemble étrangement au modèle des 30 glorieuses avec de l'inflation, qui conduit à des politiques d'austérité, à une crise énergétique…
En entendant les 30 Glorieuses comme le passage d'une société agricole à une société urbaine, on peut considérer que la Chine aujourd'hui arrive à la fin de ses 30 glorieuses.

Ressortir ce livre aujourd'hui permet de relire le diagnostic qui était porté dans les années 60/70 sur l'industrialisation française.
C'est l'exemple de la Caravelle : le problème de l'invention, dès les débuts de l'industrialisation en France c'est une difficulté à la transformer en innovation… Notre problème "industriel" actuel est donc un problème ancien. 

Est-ce uniquement à cause de mauvaises capacités à vendre, comme on l'entend souvent dire ? 

Est-ce un pur problème de marché ou pur un problème d'Etat, comme d'autres analyses - divergentes et généralement partisanes - voudraient nous le faire croire ? D. Desjeux pense que c'est plutôt le fait, comme bien souvent, d'une articulation entre le marché et l'Etat et leur fonctionnement. Comment donc questionner le rôle de l'Etat et du marché, avec pragmatisme, sans dogmatisme, sans idéologie pour étudier le lien qui existe entre l'Etat et le monde économique ?

Aujourd'hui on observe la nécessité de recycler les objets produits, vendus, reçus, utilisés et dont le vie est désormais terminée. Comment innover dans ce contexte ?

Depuis 2000 s'étend une classe moyenne globale, qui, en 10 ans s'est multipliée par 3, ce qui signifie que la quantité de personnes capables de faire une ponction sur les ressources a été multipliée par 3. On observe donc naturellement une explosion de la tension sur les matières premières et donc de leur prix. On ne doit donc plus simplement innover pour produire plus, pour conquérir de nouveaux marchés, pour inventer l'obsolescence programmée (le gaspillage n'était pas trop gênant tant que classe moyenne globale était contenue, mais le modèle de croissance a un problème qui appelle une consommation économe en matières 1ères, énergie et produits alimentaires…). 

Il faut donc trouver de nouvelles formes d'innovation. Mais ce type d'innovation, personne ne sait encore le faire sous des contraintes fortes et nombreuses. Par exemple, comment réduire la consommation énergétique dans les ménages, et surtout dans la cuisine, sans que cela retombe sur les femmes (Badinter) ? Quels rapports à venir entre hommes et femmes dans ces nouveaux modes de consommation ?

Voici quelques grands principes sur la diffusion des innovations

Le modèle traditionnel de diffusion des innovations, selon une courbe épidémiologique, modélise de manière assez fluide la diffusion sur de grandes échelles de population, et parallèlement quand on travaille au niveau individuel on observe que la diffusion se fait aussi de manière souvent fluide. Par contre, dès qu'on se place à une échelle intermédiaire on ne voit que des résistances à la diffusion ; ces autres échelles sont : 

  •     échelle méso-sociale (quelle règles du jeu du marché ?)
  •     échelle micro-sociale (espace domestique)
Quand on réfléchit à la diffusion des innovation il faut donc toujours se demander à quelle échelle on se trouve.

Aussi, ce n'est pas parce qu'un produit est bon qu'il va se diffuser. À titre d'exemple, les livres scientifiques de qualité sont généralement confidentiels ; ils démontrent bien l'absence d'un lien mécanique entre la qualité d'un produit et sa diffusion. La diffusion se fait plutôt par le biais des réseaux sociaux (pré-numériques et numériques) ; et cette capillarité par les réseaux nécessite une réinterprétation au lieu d'arrivée. C'est cette ré-interprétation qui fait que l'usager final va accepter la nouveauté.

Comme exemples de ré-interprétation et d'appropriation :

     On boit le pastis sec en Angleterre (on ne le dilue pas). Pareil pour le cognac en Chine. 

     Nous faisons pareil, en réinterprétant les baguettes dans un sens esthétique par exemple : Desjeux range ses baguettes dans un vase, mais n'y rangerait pas ses couverts.

Enfin, si on augmente la charge mentale (sauf très forte contrainte comme ça arrivera forcément pour la consommation économe), une innovation ne se diffusera pas.
Il en va de même pour l'économie de l'énergie physique ("Moulinex libère la femme" - l'électricité a permis à la femme de travailler). Si on arrive bien à une crise énergétique, ce sera avec une population vieillissante qui est sur la courbe descendante de son énergie physique.



Comment créer de la valeur ?

D.Desjeux considère toujours 3 instances de création de valeur en innovation : matérielle, sociale et symbolique.

  1. Valeur matérielle : optimiser les prix et la logistique.

Il est important de ne jamais oublier la logistique en innovation, elle a un impact direct sur l'innovation. 
La grande distribution est un un haut lieu d'innovation, comme l'agriculture ; elle est au coeur de la transition entre l'industrie, les services, et le consommateur final. Malheureusement la distribution est un univers mal vu par les chercheurs, même si les acteurs de la distribution sont de fins observateurs des usages au quotidien, ce qui n'est pas nécessairement le cas des acteurs du marketing et de la publicité.
  • 19e siècle : les grandes innovations de l'époque fonctionnent toujours aujourd'hui : le bon marché est le "hard discounter" de l'époque (Le Bonheur des Dames, Zola : on peut rentrer dans un magasin sans acheter, et les prix sont fixes)
  • Une des grandes innovations du monde : le container, qui a permis de réaliser des gains de productivité énormes ! (The Box, Comment le container a changé le monde). Pour qu'une invention se diffuse en innovation il faut qu'elle passe par un stade du standard. Qu'est-ce qui fait que cette innovation devient un standard ? Le container est un objet typique qui a permis la circulation efficace des produits dans le monde. 
  • Aujourd'hui les grandes innovations matérielles portent sur la logistique, le packaging ou l'économie d'énergie…

L'innovation par le packaging, concrètement comment ça se passe - petite histoire du riz en vrac : 

D. Desjeux a observé en Chine la pratique du riz en vrac et a pensé qu'il serait intéressant de la transposer en France. Or le riz en vrac n'était "pas possible" en France à écouter les distributeurs et gens du packaging, principalement pour des raisons d'hygiène. Mais quelques mois plus tard, il part aux US et voit que dans des magasins bio aux US le vrac se pratique, dans un tube en plastique vertical et régulé par un robinet. Puis en retour en France, il se rend compte qu'il en est de même dans les magasins bio français. L'innovation qu'il avait imaginée était donc possible.
Il en tire alors la conclusion que le développement du vrac menace certains acteurs (packaging et publicité) et crée donc des conflits entre intérêts divergents. 
 
Cette histoire illustre qu'une innovation, si elle donne souvent bien une solution à un problème, elle en créé en général un autre et c'est ce qui fait parfois que les innovations ne se diffusent pas (elles touchent à des intérêts contradictoires).

Dans la distribution il y a trois leviers d'innovation de stratégies logistiques de gestion de flux et d'optimisation des coûts.

  • Sécurisation des approvisionnements en énergie et en matières premières (insécurité sur les routes commerciales : pirates - comment sécuriser ces routes ?)
  • Standardisation, dont le container est un exemple remarquable
  • Gestion optimale des flux.

  1. La valeur symbolique : ré-enchanter le monde
La valeur symbolique fait appel au réenchantement du monde, en tant que discours qui créé une symbolique différente de la réalité (enchanter = signifier)

Cet enchantement passe souvent aussi par l'ordinaire :
  •     Le hard discount ou de l'art de symboliser le bas prix ; 
  •     Magasin BABOU dans le 93, l'enchantement passe aussi par la proximité. 
L'anthropologie se positionne sur le banal et le quotidien ; chez le gens on observe qu'ils parlent très peu des marques. La marque n'est qu'un signe par lequel le consommateur reconnait une qualité qu'il cherche au moment d'acheter.

Desjeux décrit différents types d'enchantements :
  •  très transcendant (monde du luxe), 
  •  très ordinaire (hard discount), 
  •  messianique (on nous annonce toujours une vie meilleure), 
  •  apocalyptique (tout fout le camp !).
À chaque fois, l'enchantement exige une simplification et une élimination de la réalité, qui est ambivalente. Dans la réalité tout est ambivalent, à chaque résolution de problème on créé un nouveau problème ; par exemple la sécurisation agricole créé aussi des problèmes de santé.

  1. La valeur sociale : gérer les tensions sociales
La valeur sociale est ce qui explique en très grande partie le succès ou les échecs d'une innovation. Elle peut se renforcer grâce à la capacité d'un leader à mobiliser des ressources humaines, techniques et sociales et à gérer les tensions. Cette valeur passe par les réseaux sociaux.


Les 7 grandes contraintes qui structurent les processus d'innovation :


  1. Matérielle :
  • le temps : le changement proposé fait-il gagner du temps à l'utilisateur ?
  • l'espace : les frigos américains ne se vendent pas en France, car ils sont trop grands… si gens ne savent pas où ranger un produit, ils n'achèteront pas. Le Ketchoeuf - Ketchup pour le marché français, à base d'oeuf - ne rentrait pas dans la porte du frigo, personne ne savait où le ranger : échec total.

  • le budget : le changement est-il supportable financièrement. Revient en charge.
  1. contraintes sociales :
  • la norme de groupe : qu'est ce qui est prescrit, permis, interdit, implicitement ou explicitement ?  Et comment l'innovation interagit-elle avec ces normes ? Du bourgogne dans une canette ce n'est pas possible ! Il existe des codes qui précédent l'arrivée du produit dans l'espace final.
  • la charge mentale, un concept important venu de l'ergonomie
  • l'apprentissage : faut-il une compétence spécifique ? est-ce complexe à apprendre ? En Chine il a fallu réapprendre à se maquiller : la révolution culturelle avait complètement éradiqué la culture pour le corps : les publicités pour les cosmétiques sont donc pédagogiques.
  1. contraintes symboliques :
  • l'identité : le changement va-t-il "faire monter ou baisser la face" ? Est-ce qu'elle touche à l'identité masculine ou féminine ? Une innovation menace-t-elle une identité des métiers ? 
Deux exemples :
  • En cosmétique : Mettre du parfum dans années 50/60 c'est se féminiser, le parfum menace la virilité. C'est le cas en Chine aujourd'hui.
  • Le power point dans les universités : "c'est la fin de la pensée"


Notre étude Amazon parmi les "most favorited presentations" et "most popular technology presentations" de l'année sur Slideshare

Merci à nos lecteurs !

Slideshare publiait il y a 2 jours son Slideshare Zeitgeist 2011. Cette présentation annuelle fait le point sur les éléments ayant marqué l'année sur la plate-forme de partage de présentations.

Au delà de statistiques intéressantes sur la forme des présentations, la répartition géographique ou les tendances de 2011, ce compte rendu annuel propose trois "Top 5". Ces derniers mettent en avant les meilleures présentations de l'année selon 3 critères :
        - Most favorited presentations
        - Most popular Business presentations
        - Most popular Technology presentations

Nous sommes fiers de voir apparaître notre étude "Amazon l'Empire caché" dans les deux catégories la concernant : Most favorited presentations et Most popular technology presentations.

En attendant notre prochaine étude prévue fin Février vous pouvez consulter Slideshare Zeitgeist 2011 ainsi que notre étude Amazon.

 

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