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Urban Mobs fait l'(Entre)ouverture du Palais de Tokyo !

Cartographie abstraite, territoires lumineux, émotions pulsantes, les Urban mobs dessinent et donnent corps aux paysages de nos échanges.

C'est de cette manière que le Palais de Tokyo présente Urban Mobs, visualisation de données destinée à prendre le "pouls" des populations urbaines et à le transmettre sous une forme esthétique. 

Développé par Orange Labs et faberNovel autour d'une création graphique de Paul Coudamy, Urban Mobs témoigne de la place fondamentale que prend aujourd'hui l'information, qui revêt ici une valeur artistique à travers une "data-visualisation".


Urban mobs (sms - nuit du nouvel an 2009) par faberNovelTV


Pour découvrir Urban Mobs et les coulisses de la métamorphose du Palais de Tokyo, rendez-vous 13 avenue du Président Wilson jusqu'au vendredi 13 Avril à Minuit.

The Death of the Wireframe? Towards An Integrated Approach to UX Design

Stephen Anderson advocates for going straight to high-fidelity prototypes, rather than spending times on wireframes.

In the waterfall model, wireframes indeed make a lot of sense insofar as they make the user experience tangible and can be handed to developers. They also considerably reduce ambiguity.

Yet wireframes makes less and less sense in the current context. First, executives have become more and more used to gorgeous user interfaces, and no one would argue that wireframes are meant to be awe-inspiring. While wireframes are indeed better than text-only functional specifications, the user experience they procure is definitely worse than a fully functional prototype. As Stephen puts it, "how can we possibly expect to get good feedback on such an incomplete experience?"

It is pretty clear also that the waterfall model does not keep up with an ever-changing world. This model makes sense in a highly-deterministic world, where nobody changes his mind and everybody is able to make decision quickly. In reality, we've all experienced clients changing their mind in the last iteration. There are many reason why this happens but according to Stephen the main one is indeed that "human beings don't think about content separate from presentation separate from structure separate from [fill in the blank]…":

Asking someone to comment just on the interaction or just on the structure--independent of the other pieces -- is a bit like asking someone to judge a chocolate chip cookie based on only a handful of ingredients. "Here, these are the wet ingredients (eggs, sugars, vanilla)--what do you think of this cookie?"

I think that prototyping will replace the waterfall model. It provides numerous advantages:

  • Instead of focusing on a single aspect of the UX, the approach is holistic.
  • It is easy to forget some interactions in wireframes, which requires numerous useless iterations.
  • Thanks to libraries like Bootstrap and tools like Handcraft, it has never been so easy to create high-fidelity prototypes. With services like Stripe and Parse, we can even build working prototypes.
  • Prototypes are perfectly in line with the lean startup philosophy. They embody the MVP concept quite perfectly, promoting an iterative process rather than the highly inefficient waterfall model.
  • Prototypes increases communication between developers, graphic designers, UX designers and business people. It even makes it mandatory, right from the beginning of the project, while in most case the discussion does not begin before the party is involved.
  • As prototypes are nearer the end result, their perceived value is higher.
  • Prototypes can be experimented with real end-users.
  • Prototyping is less risky than the waterfall model, since clients gets a far better sense of the end result far quicker.
  • Prototypes are fun! They are fun to create, fun to try, and fun to deliver!

Check out also this great presentation by the Handcraft folks: Focus on the details rather than skipping over them.

L'innovation à la Belle Epoque

Compte rendu du Mardi de l'innovation du Mardi 6 Mars 2012

Les mardis de l'innovation sont des conférences données par Marc Giget, retrouvez nos précédents comptes rendus sur la Renaissance et les Artistes.

Imaginez.

Vous êtes à Paris, pépère, en 1900, en train de siroter une petite absinthe au pied du grand Palais. Aujourd'hui, vous vous ferez bien une expo. Pas besoin de Paris Boum Boum pour savoir où aller, puisque Paris est l'expo et l'expo est Paris, et que ça fait de toute façon 5 mois que vous la parcourez, cette exposition universelle, sans l'avoir encore totalement complétée. 2 160 000 m2 de surface d'exposition, ça en fait un bout de chemin : mais heureusement on vient d'installer le métro, et surtout la "rue de l'avenir", ce trottoir roulant à deux vitesses qui parcourt Paris et vous emmène à destination. Bah ouais, à l'époque, le periph est piéton.


Et oui, ils avaient des photos couleur en 1900, et des beaux filtres Instagram aussi


Cet aprem, vous vous feriez bien un petit cinéo. Un cinéorama, quoi, ce dispositif qui vous donne l'impression d'être dans une nacelle de montgolfière puisqu'on projette autour de vous à 360° des images filmées par 10 caméras synchronisées depuis une montgolfière. StreetView aérien.

Ca coûte 1F l'entrée et la boîte s'est plantée.


Pour y aller, il faut passer par le village suisse. Les helvètes ont rien trouvé de mieux que d'installer un vrai village suisse au coeur de Paris, et de construire les montagnes qui vont avec. Au plein coeur du XVème, on a donc des troupeaux de vaches qui passent dans les paturages ; l'avenue de Suffren n'est plus qu'une verdoyante vallée.


Plus efficace que le Lyria


La cascade de 34m, so Paris....


Pour le coup, l'alpinisme vous pèse, ça sera une autre absinthe. Vous vous replongez dans la Vie Electrique, le Wired 1900 et profitez du soleil qui se reflète sur les statues dorées du Palais de l'Electricité.

Magnifiquement classe mais démonté dans l'année. "On fera plus beau la prochaine fois" était la mentalité de l'époque.


La belle époque, c'est ça. L'exubérance, l'art, l'universalité, l'entrepreneuriat, voilà le cocktail de cette époque fastueuse où la Silicon Valley s'appelait Paris.

L'esprit d'une époque
La période 1870-1913 a probablement été la période où le plus d'innovations majeures ont vu le jour en même temps. Imaginez un internet tous les ans, en gros.
C'est la période où est apparue la photographie, le cinéma, la machine à écrire, l'automobile, la machine à laver,  le téléphone, la radio, les rotatives, le pétrole, le train grandes lignes et grandes vitesses, les banques à réseau, la machine à coudre, toutes les "machines à..." en général, et plein d'autres bonnes choses.


La teuf
C'est une période de suprématie économique de l'Europe, une période économique stable, une période positive. Partout, on a l'impression que tout va bien se passer, le progrès technologique suscite un engouement général fabuleux : les transports permettent de faire le tour du monde (et à l'époque, pas besoin de passeport!), immortalisé par Jules Verne, la Tour Eiffel est trois fois plus haut que le deuxième monument le plus haut sur terre, les dirigeables s'imposent, on découvre le cornet de glace, la fermeture éclair, les corn flakes, le PQ, la poubelle, le grille pain, les parcs de loisir.
La richesse est partout : la France et l'Allemagne sont les deux pays les plus riches du monde. Le pouvoir d'achat de 1913 ne sera retrouvé qu'en 1973 ; on compte plus de machines à laver en 1913 qu'en 1945 d'ailleurs. Zweig décrit cette époque comme " Le meilleur des mondes possibles".
Jamais une époque n'aura eu autant conscience d'un monde qui finit et d'un autre qui commence.


Le business
Pour vous donner une idée on compte 55 constructeurs auto en France : cela repésente 60% des voitures du monde. Le leader s'appelle... Dion-Bouton, et fournit au départ principalement les taxis américains.



 Avec ça, la choppe assurée


C'est globalement la période où naitront la plupart des entreprises françaises (et internationales) majeures d'aujourd'hui ; pour n'en citer que quelques-unes : Kodak, Parker, Gaumont, Peugeot, Rover, Opel, Mila, L'oréal, Mercedes, Varta, Rolex, St Marc, Nivea, Bosch, Rossignol, Air Liquide, GE sont les start-ups de l'époque, devenus en moins de dix ans des leaders internationaux pour la plupart. C'est une période d'entrepreuneuriat massif, où ce déferlement d'entreprises concerne tout le monde.
La preuve? Tout le monde devient petit porteur d'actions, on s'arrache les plus grands artistes pour réaliser des actions, que les gens accrochent dans leur salon. Finalement, c'est peu cher payé pour avoir un Mucha dans le salon.



Obligation de Mucha pour un grand magasin : du petit porteur au collectionneur Panini, il n'y a qu'un pas


Les génies de l'époque sont aussi de grands businessmen.

Eiffel profite de sa tour pour trouver des contrats dans le monde entier ; Edison commercialise innovation sur innovation ; les frères Lumière créent la complicité qui existe entre les cinémas français et américain ; Ferdinand de Lesseps entreprend de creuser un canal à Suez et trouve un par un ses 40 000 actionnaires, du crowdfunding avant l'heure.

Ce qui est intéressant c'est que les banques se désintéressent de ces entrepreneurs (trop risqué!) et préfèrent aller investir sur les plus surs emprunts russes, qui représenteront vite 40% du PIB et feront de la France un pays pauvre aussi vite qu'elle n'a été riche.

Dans ce contexte de richesse économique, les entrepreneurs visent une rentabilité dès le départ, se finançant avec des crédits sans ouvrir leur capital. On grandit tout seul, ou avec l'aide d'autres entreprises de son secteur : pensez à la mafia Paypal puissance 1000. Qu'est-ce qui garantit l'efficacité des BM de la grande époque?
- Une très grande efficacité des nouvelles technos et des marges très élevées qui garantissent des retours sur investissement fabuleux.
- un fort intérêt pour les innovations (c'est à l'époque que la France gagne le goût pour la high tech qu'elle garde encore aujourd'hui)
- une internationalisation rapide (notamment grâce aux expos universelles)


Les innovations disruptives

On peut se demander comment les contemporains géraient toutes ces innovations qui arrivent.
Prenons le business de la photo, une innovation disruptive par rapport à la peinture. A l'époque, il y avait encore beaucoup de peintres qui tiraient leurs revenus uniquement de portraits et de paysages  (90% des commandes). Les peintres se servent de la photo au départ pour éviter de faire poser leurs sujets, puis un bon nombre d'entre eux se convertit à la photographie.
La peinture va de son côté exploser du fait qu'on ait plus besoin de reproduire la réalité : cela donne lieu à une variété exceptionnelle de mouvements artistiques :  impressionnisme, réalisme, fauvisme, cubisme, etc. bref les toiles les plus chères du monde avec celles de la renaissance.


L'art

L'art rentre dans la vie : on parle pas d'ingénierie, mais d'arts et métiers ou d'arts appliqués. L'art est indissociable de la philosophie de l'époque : aujourd'hui encore, les touristes qui déferlent à Paris viennent voir la Belle Epoque, marquée par ce sens aigu de l'esthétique appliqué aussi aux objets de la vie quotidienne. A la Gare de l'Est, les boulons sont des fleurs.
Deux nouveaux arts s'invitent : la photographie et le cinéma (6ème et 7eme art)



Les lampes Tiffany étaient faites pour être belles et accessibles à tous, gardez votre lampe de bureau IKEA, ça sera peut-être un chef d'oeuvre dans 100 ans.


La vision mondiale
La terre est petite : c'est l'époque où se créent les grandes associations internationales :  l'Union Postale Universelle assure avec un timbre unique que votre courrier aille partout dans le monde. L'UIT fait pareil avec vos coups de fil ; la croix rouge instaure la solidarité internationale.
En 1900, Paris accueille 96% des conférences internationales : on peut rassembler la terre entière pour la première fois en un lieu.
La vision de la mondialisation est très présente, peut-être plus qu'aujourd'hui. On lance son entreprise pour en faire une multinationale dans les 5 ans, et la propagation des innovations est telle que ça marche.


Les expos universelles

Elles sont lancées par l'Angleterre, qui, forte de ses colonies, veut faire venir le monde entier en Angleterre. Cela devient vite l'endroit où faire du business, le LinkedIn 1900, là où vous allez remplir vos carnets de commande pour les dix prochaines années. Et c'est Paris qui dame le pion à une Angleterre qui s'appuie trop sur ses colonies et qui récupère les plus belles expos universelles qui aient jamais eu lieu. Il faut voir la mégalomanie de ces expos quand on imagine que la Tour Eiffel était conçue uniquement pour être la porte d'entrée de l'expo universelle de 1889.


L'expo 1900


Paris 1900, c'est 40% d'étrangers, c'est une ville dont New-York essaye de s'inspirer (les américains l'appellent "City of Lights"), c'est le centre du monde. La ville la plus saine de la terre avec ses égouts tout clean, la plus moderne avec son avenue de l'opéra prévue pour faire atterrir des avions. Pour Edison, c'est "la vitrine internationale du monde moderne"  ; pour Zweig, "la ville de l'éternelle jeunesse où tout est possible". On y compte 100 000 entreprises industrielles en 1900 et un million d'ouvriers, 50 salles de ciné accueillant chacune plus de 2000 personnes. On va voir la High-Tech au Grand Palais, on écoute chez soi une pièce sur son théatrophone, on s'envoie des cartes postales (invention clé de l'époque, le SMS des gosses 1900)

Pour vous donner une idée de ce à quoi ressemblait le Paris de l'expo universelle, je vous encourage à aller voir cette belle vidéo qui vous dévoile tous les palais que vous ne verrez jamais plus.
Cette exposition, c'est 50M de visiteurs en 6 mois. Pour vous donner une idée, Eurodisney c'est 11M en 1 an. En plus, on accueille les JO la même année. C'est 500 palais dans Paris, dont un palais vénitien, un cambodgien, un sevillois... tous ou presque détruits peu après parce qu'il fallait faire mieux la fois d'après, de quoi rendre totalement fou un agent immobilier.
C'est à cette date que Paris devient la capitale du tourisme que la ville le restera jusqu'à maintenant.
On prend le temps, dans ce Paris 1900, parce qu'on a mis 3 mois pour venir alors on va se saouler pour des questions de notes de frais : dès qu'on a pu voyager plus vite, on a perdu l'interdisciplinarité qui découlait de la présence de tous les talents du monde dans un seul lieu au même moment.

Voici quelques autres photos de cette incroyable expo, parce que je ne m'en lasse pas et que si j'avais une machine à remonter le temps, je pense que plutôt que d'aller mater Cléopatre, j'essaierai de négocier un Palais en Bord de Seine à prix d'ami.


                                  Le pavillon de la Russie, une merveille de sveltesse

L'intérieur du Grand Palais

                                             L'entrée de l'expo, place de la Concorde




                                              Le Trocadéro, enfin l'ex-Trocadéro




        
L'esplanade des Invalides (reste aujourd'hui que le tout petit bout "Air-France" à gauche)




             Le pavillon de l'Italie, un petit palais venitien ramené pièce par pièce



                                              La vue que l'on avait depuis la Seine




Bon, on en retient quoi pour aider les grandes organisations à innover comme des start-ups?

- Que la France a été un grand, un très grand pays d'innovation
- Que l'on peut accomplir des choses fabuleuses en un temps record quand on est inspirés, que cette inspiration est collective et qu'elle touche tous les domaines.
- Que l'innovation est aussi et surtout une question d'environnement.
- Qu'il faut créer des Business Models rentables dès le départ.
- Que le crowdfunding et les mécanismes d'investissement "pré-financiers" marchaient extrêmement bien dans un contexte d'innovation technologique.
- Que quand on construit un palais, pourquoi est-ce qu'on va le péter trois mois après franchement ?
- Que les grandes organisations ont été des start-ups, elles aussi.

You want Open Data? Here you have it!

Last week, a delegation of fabernovelians participated in the DataConnexions workshop on the French Open Data platform Etalab organized by Google Paris. On top of getting us beautiful men size tee shirts mentioning that we love data, the event gave us a broad overview of the state of Open Data in France:

Open data en France:

How it works. France's governmental Open Data initiative, called Etalab, is a platform designed to encourage innovation. Over 200 people in the various administrations have been busy over the last year collecting data to populate the platform. In France, all the public data collected by the administration should be made available to the public, since the 1978 law, and Etalab has ben designed to effectively complete this juridic frame.

So for the moment France's initiative gives public data back to the public, and the objective is not to create new datasets that do not already exist.
The platform runs under an open license equivalent to CCby which is compatible with other major public data licenses around the globe.
The objective of the platform is still not defined, it is up to the developer who are yet to plug their applications on Open Data.

So now that we (more or less) have it, what can we do with Open Data ?

Informe.
Public Open Data contributes to public transparency, a fundamental element of democracy, but it means something only if the data is reused, analyzed and restituted to the public.Some examples :
  • Le véritomètre d'OWNI + iTélé: France is campaigning for it's next president. OWNI and i-Télé created a tool that analyzes in real time the assertions and promised of the cadidates and restitutes their effects on a graph to measure their truthfulness.
  • Voxe: A tool to illustrate what's being debated, to help citizens make their choice.
  • Every kind of data viz: Data visualization is a new discipline, combining graphic design, journalism, statisticians giving food for thought by putting into perspective raw data.
       example: faberNovel and Etalab
       example in the UK: where does my money go?

Explore. By making us understand phenomena, Open Data opens up the opportunity to create new uses:
  • Mapping: datapublica released a map of corporal car accidents in France  which opens up the possibility to lead efficient road safety plans;
  • Like in New-York City, map all food safety rules infringements in Paris' Restaurants so that the customers are better advised on what they buy.
Invent. Using open data may translate into new services or new experiences. Why not apply or use Open Data in all innovations? Here are a few examples:
  • Home'nGo: a website easing the painful steps of homesearch, using geolocalized open data to enrich their maps in order to neutrally informe the user on the houses' areas.
  • Joshfire factory: Joshfire recently launched a factory, sort of lab based on open data, destined to enable its users to create cross device apps in just a few minutes.
The rest is up to us. The possibilities are endless. Let's get creative! 
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