For a company recently called “the most intriguing startup in Silicon Valley” by Wired magazine, Nicira is involved in what sounds like the dullest field imaginable: software-based networking.
But don’t be fooled. Nicira is on the verge of reinventing the Internet, and if they succeed they’ll put Cisco, one of the original giants of the web, out of business.
To understand what it means to have a virtual network, you have to understand what kind of hardware runs the Internet today. Servers, routers, switches and other networking devices are hardcoded with the firmware to route signals to their correct destinations.
The result is stable, but notoriously difficult to modify or update. Engineers often have to literally move servers and physically reroute cables in order to make even small changes to the network. This in a world where we have virtual worlds, virtual identities, virtual currency, virtual computers, but no virtual networks.
Nicira is about to change all that.
They are getting all the intelligence and functionality that today lies in the hardware, and putting it into the software. The potential result is an instantly configurable, infinitely flexible, dynamically resilient network that can run on cheap hardware from China just as easily as the most expensive Cisco servers.
They are, in short, commoditizing networks. Today if you want a network you have to build your own billion-dollar datacenter or rent cloud storage and computing power from Amazon or Rackspace.
In the future, you will be able to use the cheapest hardware to create virtual networks limited only by your programming skills and imagination.
The era of the virtual network is about to arrive, and it may change everything. Again.
Vendredi, c'était API Hours à la Cantine, avec notamment d'excellentes
présentations de Mehdi Medjaoui (Webshell) et d'Aurélien Fache
(faberNovel) sur les API, hier, aujourd'hui, demain et après-demain.
Des API partout, dans votre lit, vos lunettes, votre coeur, voilà ce
que nous promettait avec enthousiasme Aurélien Fache, en rappellant à
quel point dans la création d'API aujourd'hui, c'est l'hybridité qui est
de mise : mash-ups, croisement de données venant de sources
hétéroclites… Un art combinatoire qui s'incarne dans des objets du
quotidien, aujourd'hui Siri (un mélange de 40 API !), demain Google et
son projet "Glass". Autant dire que le numérique d'aujourd'hui et de
demain, via les API, est bien un "sacre de l'hybride" comme le suggère Milad Doueihi dans Pour un humanisme numérique.
Comment alors explorer toutes les possibilités qui s'offrent à nous ?
Comment stimuler la création et proposer de nouveaux dispositifs, de
nouveaux modèles d'usages ? Il faut peut-être pour cela repartir d'une
donnée toute simple, le fait que créer une API, c'est d'abord écrire. Et
écrire, c'est composer avec des ressources (l'alphabet latin pour le
français, les données des services connectés pour des API) selon une
règle commune (la grammaire française, les langages informatiques pour
les API, dont le Json semble être aujourd'hui le principal). Or, de
telles questions ont déjà été posées dans un passé pas si lointain…
En 1960, François le Lionnais, mathématicien et écrivain (c'est
important…), fonde avec Raymond Queneau l'OuLiPo, l'Ouvroir de
Littérature Potentielle, qui a pour vocation de stimuler la création
littéraire par la contrainte arbitraire et bien souvent inspirée de
règles mathématiques : combinatoire vertigineuse des Mille milliards de poèmes de Queneau, interdiction du "e" dans La Disparition
de Perec, méthode "S + 7", poèmes booléens… tout y passe. Tout n'est
pas devenu mémorable bien sûr, mais l'essentiel est là : un véritable
foisonnement de textes inédits.
Pourquoi ce détour par l'OuLiPo ? Car je crois que le problème est
fondamentalement similaire pour les API d’aujourd'hui (et de demain).
Nous avons la chance de disposer d'un langage quasi-standard, d'avoir de
plus en plus de données disponibles. Comme l'a montré Aurélien Fache,
la logique combinatoire est une tendance de fond qui trouve dans les
méthodes de l'OuLiPo un écho troublant. Pourquoi alors ne pas imaginer
un OuApPo, un Ouvroir d'API Potentielles, qui s'inspire des démarches oulipiennes pour stimuler par la contrainte la création d'API ?
Bien sûr, il existe aujourd'hui de nombreuses manifestations qui ont un
objectif similaire : hackaton, barcamp etc. L'idée est ici de proposer
une nouvelle formule, qui prenne en compte la dimension combinatoire et
systématique de l'écriture. A chacun de créer des règles et des
contraintes, selon sa fantaisie, en essayant d'éprouver tout ce que les
API peuvent permettre de créer.
Et pour finir, un petit rappel sur la population oulipienne. Les
Roubaud, Le Lionnais, Perec ont été des transfuges, des hybrides pris
entre littérature et mathématiques, entre logique et langage. Qui de
mieux que des développeurs pour comprendre et approfondir cette démarche
de création ?
